Dans une nouvelle étude clinique, des vétérinaires de l’université américaine de Washington ont cherché à établir l’efficacité d’un traitement utilisé chez la femme contre le cancer du sein sur la croissance de tumeurs épithéliales canines, l’une des formes de cancer les plus courantes chez le chien.
Recherche animale : l’importance de la transparence
Le 7 décembre 2020, Understanding Animal Research (UAR) organisait une remise de prix pour récompenser l’engagement en faveur de la transparence dans la recherche animale, pour la septième édition consécutive. Cette initiative est née de la volonté des organismes, des institutions, des universités et des centres de recherche de s’ouvrir au public afin d’instaurer un climat de confiance autour de travaux parfois perçus comme controversés.
Salmonelles : le réservoir porcin en Afrique subsaharienne est-il à craindre ?
Principales responsables des toxi-infections alimentaires collectives en France, les bactéries du genre Salmonella peuvent persister de façon asymptomatique dans les populations porcines. En tant que réservoirs pathologiques, les porcs représentent donc un risque sanitaire. Alors que la consommation de viande porcine dans les régions africaines devrait beaucoup augmenter dans les années à venir, les connaissances sur les salmonelles présentes dans cette zone restent pour la plupart parcellaires. Une équipe de recherche corrige ces lacunes.
Covid-19 : pourquoi certains animaux sont plus réceptifs que d’autres
La modélisation 3D des récepteurs protéiques qui permettent l’entrée de Sars-CoV-2 dans les différentes cellules animales a permis d’identifier des caractéristiques structurelles uniques qui sont nécessaires à l’infection. Ces connaissances pourraient aider à éclairer le développement de nouveaux médicaments et à prévoir de futures épidémies.
Influenza aviaire : pourquoi confiner les volailles ?
Danger sanitaire hautement infectieux, l’influenza aviaire H5N8 a fait son entrée en Europe et, depuis, inquiète. À l’origine d’une mortalité importante chez les oiseaux domestiques et sauvages, le virus aviaire peut induire des pertes économiques conséquentes, mais présente aussi un risque zoonotique. Si aucun cas humain n’a été recensé à ce jour, d’autres virus grippaux peuvent faire le saut. Il est donc important de contenir l’avancée de la maladie au mieux.
Des coronavirus cousins de Sars-CoV-2 découverts au Japon et au Cambodge
Les virus, tous deux isolés de chauves-souris stockées dans les congélateurs d’un laboratoire, sont les premiers parents du Sars-CoV-2 à être retrouvés hors de Chine. Leur étude renseigne sur l’origine du coronavirus pandémique.
Thérapie cellulaire chez le cheval : les cellules souches contre les troubles locomoteurs
Relativement récente, l’utilisation des cellules souches en médecine régénérative chez le cheval est apparue pour la première fois en 1995, pour traiter les blessures mécaniques. Depuis, les technologies ont évolué rapidement et se sont affinées pour cibler plus précisément les lésions, mieux les traiter et avec moins de risques associés.
Retraite et fin de vie des équidés : comment répondre aux besoins futurs ?
Malgré un cheptel qui tend à diminuer actuellement, la démocratisation de l’équitation dans les années 1990-2000 a augmenté la population équine française. Aujourd’hui vieillissants, ces chevaux sont, pour la plupart, à la retraite chez leur propriétaire. Il est important d’informer tant les acteurs actuels que futurs des procédures de gestion de la retraite des chevaux, ainsi que des coûts engendrés, pour éviter des situations où le bien-être animal est mis à mal. Une réflexion a été entamée pour améliorer les conditions de fin de vie des équidés.
Zoonose : une nouvelle espèce de bactérie Rickettsia chez le chien
Des chercheurs de l’Université d’État de Caroline du Nord ont identifié une nouvelle espèce de bactéries Rickettsia qui pourrait être à l’origine de maladies importantes chez les chiens et les humains.
Les chiens sont-ils capables de percevoir les préférences de leur maître ?
En s’inspirant d’études sur le développement cognitif et émotionnel chez les jeunes enfants, des chercheurs ont pu montrer que les expressions humaines de préférences peuvent être perçues et comprises par leurs compagnons à poils au point de guider leur concentration perceptuelle, mais pas leurs actions.
Covid-19 : la présence du coronavirus SARS-COV-2 dans un élevage de visons en France
Le ministère de l’Agriculture confirme aujourd’hui la contamination d’un élevage d’Eure-et-Loir par le coronavirus SARS-COV-2. Cette détection est liée au programme de biosécurité mis en place par les autorités, dans les quatre élevage de visons français.
Mise à jour COVID-19 par l’Anses : les animaux sauvages et domestiques ne sont pas sources d’inquiétudes en France
Après une première expertise publiée en avril 2020 sur la transmission potentielle de la Covid-19 par l’intermédiaire des animaux domestiques, l’Anses réaffirme, au vu de nouvelles données, que les animaux domestiques et sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2 en France. La diffusion du virus se fait uniquement par transmission interhumaine par voie respiratoire. Cependant, certaines situations particulières, comme une forte concentration d’animaux réceptifs au SARS-CoV-2, appellent à la vigilance pour ne pas établir un réservoir animal. Quels animaux sont concernés ?
Une réceptivité et une sensibilité non établie ou restant à confirmer : Poulet, dindes, canards, bovins, porc
Aucune infection naturelle n’a été à ce jour identifiée chez les poulets, les dindes et les canards. Cette information est corroborée par le fait qu’aucune infection expérimentale n’a pour le moment montré que ces animaux pouvaient être infectés (réceptifs) ou développer des symptômes (sensibles).
Pour le moment les études montrent également que les bovins et les porcs ne sont pas sensibles à SARS-CoV-2, mais des données complémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer leur réceptivité au virus.
Réceptifs mais une sensibilité à confirmer : Chiens et lapins
Si les lapins et les chiens sont réceptifs au SARS-CoV-2 et peuvent être infectés, leur sensibilité reste néanmoins à confirmer.
Malgré les milliers de personnes infectées par le virus, avec lesquels les chiens sont en contact régulier, très peu de chiens ont développé de signes cliniques. Les essais chez les chiens contacts n’ont, par ailleurs, pas permis de démontrer une transmission entre animaux, ni depuis le chien vers une autre espèce.
Pour le lapin, les infections expérimentales tendent pour le moment à montrer la présence de lésions virales, à confirmer cependant.
Une réceptivité et une sensibilité établies : Félins, furets, hamsters, visons
Les chats sont réceptifs et sensibles au SARS- CoV-2 et une transmission entre individus d’une même espèce est avérée. En revanche, les données scientifiques à ce jour, ne permettent pas de dire que la transmission depuis le chat vers une autre espèce est possible. Comme pour le chien, les infections naturelles chez les chats interviennent dans un contexte de forte pression virale, par contacts étroits avec leurs propriétaires infectés par la COVID-19.
Les furets et hamsters sont réceptifs et sensibles au SARS-CoV-2 et les transmissions intra-espèce sont avérées. Mais de même, à ce stade, il n’y a pas de sonnées en faveur d’une transmission depuis ces animaux vers d’autres espèces, ni d’infections naturelles.
Le vison est une autre histoire. Des infections naturelles ont été rapportées dans 6 pays, dont le Pays-Bas, le Danemark, l’Espagne et les Etats-Unis et montrent qu’ils sont réceptifs et sensibles au virus. La transmission intra-espèce est avérée et la transmission inter-espèce présumée. De plus, les observations semblent indiquer qu’une transmission retour à partir de visons infectés, vers l’humain est possible. L’Agence souligne que la survenue de ces cas est vraisemblablement à relier au contexte de forte pression virale due à une densité élevée de la population animale au sein de ces élevages.
Les tigres, lions et pumas en captivité sont réceptifs et sensibles au virus. La réceptivité et la sensibilité d’autres espèces moins connues comme le toupaye ou la roussette ont également été évaluées par l’Anses. Les résultats sont détaillés dans l’avis complet.
Les animaux n’ont pas un rôle actif dans la pandémie
Au regard des données scientifiques actuelles, l’Anses confirme que les animaux domestiques et sauvages ne jouent pas un rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2. Seule la transmission interhumaine permet cette diffusion.
Cependant, certains animaux sont bel et bien réceptifs au SARS-CoV-2 et peuvent devenir infectés. Le risque que ces espèces constituent un réservoir animal n’est donc pas inexistant. L’Anses recommande donc d’être particulièrement vigilant aux situations où l’humain et ces espèces réceptives (chats, visons) rentrent en contact, en particulier lorsque la population animale et dense et que la promiscuité animal-humain est forte comme dans les milieux clos ou confinés.
Des mesures d’hygiène et une vigilance strictes doivent être appliquées en contact avec des animaux réceptifs (lavage de mains et masques) et les personnes infectées par le SARS-CoV-2 doivent éviter tout contact étroit avec ces animaux, sans pour autant compromettre leur bien-être. De même, dans les élevages, où la pression virale est forte, il est nécessaire de mettre en place des mesures de sécurité adéquates pour éviter l’introduction et la propagation du virus.

