lundi, mars 4, 2024
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Prédire et prévenir les fractures des chevaux de course

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Prédire et prévenir les fractures des chevaux de course

L’étude du squelette de différents chevaux, montre que les animaux de courses ne sont pas assez préparés aux contraintes mécaniques extrêmes qu’ils subissent pendant une course. Les blessures, souvent mortelles qui en résultent pourraient être prévenues avec un entrainement adapté qui renforce les os.

 

Les chevaux de course sont poussés à des conditions biomécaniques extrêmes. Les animaux d’environ 500 kg se déplacent à près de 65 km/h. Sélectionnées depuis des générations, les longues et fines jambes qui leur donnent cette vitesse sont malheureusement fragiles. Des accidents arrivent vites, et les fractures peuvent provoquer des lésions tissulaires irréparables, entraînant souvent l’euthanasie de l’animal.

70% de ces blessures surviennent au niveau du troisième os métacarpien entre le genou et le paturon du cheval. Dans l’optique d’essayer de trouver un moyen de prédire et prévenir ces fractures, des chercheurs de Johns Hopkins Medicine ont donc cherché à comprendre comment le troisième os métacarpien répond aux contraintes mécaniques, comme celles rencontrées pendant les courses.

Ils ont comparé les tailles, les densités et les capacités à se plier sans se casser du troisième os métacarpien de trois races différentes de chevaux afin de mieux comprendre comment celui-ci est affecté par le mode de vie et l’entrainement de l’animal.

Ainsi, les pur-sang qui sont entrainés pour courir de longues distances autour de virages ont été comparés aux Quarter Horses américains qui sprintent sur de courtes distances en lignes droites et aux poneys de l’île Assateague, courts et trapus qui vivent à l’état sauvage sans entrainement.

Et, bien que la taille du troisième os métacarpien varie entre les trois races de chevaux, les chercheurs furent surpris de constater que la résistance et la structure de l’os par rapport à la taille du corps étaient remarquablement similaires entre les trois types de chevaux.

Ils s’attendaient à ce que les pur-sang de course aient certaines zones de leurs os beaucoup plus solides en reflet de leur entrainement et effort physique, un certain remodelage osseux pour aider le squelette à répondre aux stress mécaniques subis.

De la même manière que l’haltérophilie renforce les os humains, l’exposition au stress de la course autour de virages aurait dû créer des différences anatomiques entre les chevaux pur-sang et les autres races qui prépareraient les os à résister à la fracture.

Mais les troisièmes métacarpes de pur-sang ne sont ni plus denses ni plus forts que chez les deux autres races. Les os des pur-sang ne sont tout simplement pas préparés pour aux forces subis lors des courses.

Si cette étude met en lumière la relation entre les contraintes mécaniques sur l’os et sa réponse structurelle chez un animal poussé à ses limites physiologiques, elle met le doigt sur un défaut de préparation du cheval aux conditions qu’il va subir. Les chercheurs suggèrent donc de pousser l’entrainement des chevaux de course autour d’exercices qui renforceraient la densité des os, tels que prendre des virages plus serrés à des vitesses plus élevées.

 

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