vendredi, avril 12, 2024
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Oncologie comparative : les chiens détiennent-ils la clé de nouvelles cibles thérapeutiques ?

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Oncologie comparative : les chiens détiennent-ils la clé de nouvelles cibles thérapeutiques ?

L’oncologie comparative, qui combine les efforts des professionnels de la médecine vétérinaire et humaine, tire l’avantage d’un contexte cancéreux similaire chez le chien et l’humain pour faciliter le développement de thérapies anticancéreuses plus efficaces utilisées à la fois pour les animaux de compagnie et les humains.

 

La science a montré à de nombreuses reprises que les chiens développent des cancers similaires aux humains, que ce soit en terme d’apparence, de génétique et de réponses aux traitements.

Compte tenu de la multitude de similitudes, c’est donc tout naturellement que l’oncologie comparative, vit le jour. Cet effort combiné intègre la médecine humaine et vétérinaire pour combler le fossé entre la santé humaine et animale et permettre l’étude des tumeurs canines comme modèles de cancers humains.

Du fait que les cancers chez les chiens et les humains surviennent dans des conditions environnementales similaires, les chercheurs peuvent utiliser les tumeurs cancéreuses canines pour mieux comprendre la progression tumorale humaine.

Ainsi, les chiens pourraient détenir la clé de nouvelles cibles thérapeutiques et traitements contre le cancer qui bénéficieront les animaux domestiques autant que leurs propriétaires.

C’est avec ces objectifs en tête qu’une équipe de recherche de l’Université de la Saskatchewan (USask), s’est mise à étudier un récepteur sur les cellules des cancers des os, des glandes mammaires, des lymphocytes et des cellules sanguines, canins et humains, dans l’espoir de trouver des similitudes.

A l’origine de diverses propriétés cancéreuses, les protéines kinases telles que les Eph tyrosine kinases sont des molécules importantes dans le contexte de la recherche sur le cancer. En effet, ces protéines de surface cellulaire sont impliquées dans plusieurs cancers humains. Ce sont donc de potentielles cibles thérapeutiques.

Bien que ces récepteurs aient été étudiés dans les cancers humains, aucun autre laboratoire de recherche n’a, jusqu’à maintenant, évalué leur implication dans les tumeurs malignes canines. En outre, la recherche existante n’a ciblé que quelques-uns des nombreux sous-types de récepteurs Eph que l’on trouve naturellement dans les cellules non cancéreuses.

Les chercheurs espèrent identifier ainsi des cibles thérapeutiques potentielles, exprimées de la même manière dans les tumeurs canines et humaines. Cette découverte ouvrirait la porte au développement de nouveaux médicaments anticancéreux.

En effet, si un contexte cancéreux similaire existe entre les deux mammifères, développer des médicaments deviendrait d’autant plus rapide et efficace.

Tester de nouvelles thérapies sur des modèles canins avant de les adapter à la médecine humaine présente de nombreux avantages, notamment celui d’accélérer les tests et l’approbation des thérapies.

Alors que la médecine humaine a des directives strictes sur les essais cliniques, la médecine vétérinaire a un processus d’approbation beaucoup plus rapide qui adhère toujours aux directives éthiques. De plus, les cycles de vie des chiens sont plus courts et leurs cancers progressent donc naturellement plus rapidement. Ce qui veut dire que les résultats des essais cliniques sont également accessibles plus rapidement qu’ils ne le seraient dans les essais sur l’homme.

Des avantages pour tous. C’est également l’occasion de partager des diagnostics et thérapies novateurs et avancés de la recherche humaine à la médecine vétérinaire. Les patients animaux comme humains, bénéficient tout aussi bien d’un panel plus divers de solutions thérapeutiques à disposition dans des délais plus restreints.

 

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