mercredi, avril 24, 2024
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Diabète : un risque sanitaire partagé entre le chien et son propriétaire

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Diabète : un risque sanitaire partagé entre le chien et son propriétaire

Les propriétaires d’un chien atteint d’un diabète de type 2 sont davantage susceptibles de développer eux aussi la maladie, 38 % plus à risque précisément. En revanche cette corrélation n’est pas valable pour les chats. Explications.

 

Qui se ressemble s’assemble. Cette expression prend notamment tout son sens pour les propriétaires de chiens qui ont tendance à choisir leur compagnon à leur image. Mais une nouvelle étude pousse le parallèle encore plus loin, en montrant qu’il n’y a pas que les attributs physiques qui se ressemblent, mais que des similitudes physiologiques peuvent également apparaître. En particulier, les risques de développer un diabète de type 2 seraient partagés.

Des travaux antérieurs avaient déjà laissé entendre que les propriétaires en surpoids avaient tendance à avoir des animaux de compagnie avec de l’embonpoint, probablement en raison d’une suralimentation et d’un manque d’activité physique partagés. Des chercheurs de l’université d’Uppsala, en Suède, ont donc voulu savoir si cette corrélation s’étendait au risque de diabète, souvent associé à une prise de poids importante.

En épluchant et en combinant les données (anonymes) des assurances vétérinaires avec des registres de santé de la population, ils ont pu extraire et comparer celles de 208 980 couples propriétaire/chien et 123 566 couples propriétaire/chat. Il en ressort que posséder un chien diabétique est associé à un risque accru de 38 % de développer un diabète de type 2, par rapport à un chien en bonne santé. En revanche, aucun risque partagé de diabète n’a pu être mis en évidence entre le chat et l’homme.

Selon l’étude, le risque élevé pour les propriétaires ne peut pas s’expliquer par les circonstances personnelles et socio-économiques de ces derniers, ni par l’âge, le sexe ou la race des chiens. Les chercheurs n’ont malheureusement pas eu accès aux informations sur le style de vie des ménages concernés, mais selon eux l’association pourrait être due au partage des habitudes sportives et alimentaires, qui expliquerait également la prise de poids commune. La piste des expositions environnementales partagées, à des polluants ou à des produits chimiques, n’est pas non plus à exclure.

En particulier, les activités pratiquées en commun entre le chien et ses propriétaires, mais bien entendu pas avec un chat, pourraient être un facteur clé.

Même si cette étude n’est qu’observationnelle et ne permet pas de confirmer la cause sous-jacente d’une telle association, elle met en avant le diabète chez le chien comme un marqueur et un signal d’alarme pour son propriétaire. Son apparition pourrait ainsi souligner la nécessité d’effectuer un dépistage en amont et de réévaluer les habitudes sanitaires et l’hygiène de vie de la famille.

 

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