Saisi par quelque 60 députés et 60 sénateurs, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la conformité à la Constitution de plusieurs articles de la loi de modernisation du système de santé, définitivement adoptée le 17 décembre 2015. Dans sa décision du 21 janvier*, parmi d’autres dispositions, il a ainsi jugé conforme à la Constitution le 5° de l’article 178 qui renforce la transparence des liens d’intérêt entre d’un côté les entreprises qui produisent ou commercialisent des produits à but sanitaire ou cosmétique destinés à l’homme, et de l’autre les acteurs du secteur de la santé. Ainsi, les laboratoires pharmaceutiques devront, individuellement, rendre publics les montants des rémunérations versées dans le cadre de conventions avec les professionnels de santé. Cette déclaration des liens d’intérêt a été étendue à la profession vétérinaire par la loi d’avenir pour l’agriculture, adoptée le 13 octobre 2014, même si le décret d’application tarde à paraître.