mercredi, avril 24, 2024
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Ostéosarcome canin : une prédisposition raciale confirmée

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Ostéosarcome canin : une prédisposition raciale confirmée

Les ostéosarcomes sont les tumeurs osseuses les plus fréquentes chez le chien. Mais certaines races sont plus à risque que d’autres. Des chercheurs ont montré que les chiens de grande taille sont particulièrement sujets à ce cancer agressif, laissant suspecter une origine génétique. Les résultats pourraient notamment permettre une meilleure prise en charge de ce cancer chez le chien, mais aussi chez l’homme.

 

L’ostéosarcome est une tumeur osseuse douloureuse et agressive chez le chien. Certaines races semblent plus exposées que d’autres au risque de développer ce cancer et une nouvelle étude de la Bristol Veterinary School, en collaboration avec l’université de Cardiff et le Royal Veterinary College (RVC) de Londres, le confirme. Les races canines de grande taille affichent un risque plus élevé d’ostéosarcome par rapport à celles de petite taille. Ainsi, les chiens avec un crâne et des membres plus longs seraient davantage atteints par ce cancer.

Les chercheurs ont confronté 1 756 cas d’ostéosarcome confirmés chez le chien à une base de données de 905 211 chiens. Ils ont ainsi révélé que 27 races canines telles que le rottweiler, le dogue allemand, le mastiff, le braque allemand et le rhodesian ridgeback, donc principalement des races de grande taille, présenteraient un risque accru d’ostéosarcome. À l’inverse, 30 races majoritairement de petite taille, dont le jack russell, le border terrier, le bichon frisé, le bouledogue français, le cavalier king charles, seraient moins souvent atteintes d’ostéosarcome.

Les grands chiens, voire de taille géante, sont donc à surveiller de près. Si l’ostéosarcome peut affecter n’importe quelle race, les propriétaires de chiens à haut risque doivent être particulièrement attentifs aux signes de la maladie (boiterie, gonflement douloureux d’un membre). L’étude a également comparé diverses mesures de masse corporelle et de longueur des membres pour en conclure que les chiens plus lourds avec des membres et un crâne plus longs sont les plus à risque de présenter ces tumeurs osseuses. Cette corrélation suggère entre autres une potentielle origine génétique à l’apparition de ce cancer.

Les chercheurs espèrent approfondir leurs connaissances sur les causes sous-jacentes du développement des tumeurs osseuses et sur la manière dont elles pourraient être traitées à l’avenir. Ils ont notamment pour projet de séquencer certains gènes chez des races à risque dans le but de déterminer les facteurs génétiques impliqués. L’identification de ces facteurs pourrait aider à la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, voire contribuer à la mise au point de nouveaux médicaments, afin d’améliorer la prise en charge médicale des ostéosarcomes chez le chien. Ces résultats pourraient en outre aboutir à une prise en charge spécifique selon la race affectée par ce cancer.

Mais les chiens ne sont pas les seuls à bénéficier de ces avancées. L’étude montre également l’intérêt du modèle canin pour étudier ce cancer chez l’homme, également sujet aux ostéosarcomes. Mieux comprendre la biologie de ces tumeurs osseuses dans les deux espèces va permettre de mieux les prendre en charge, tant en médecine humaine que vétérinaire. Là encore, la santé humaine et la santé animale sont interconnectées et la démarche “One health” offre l’opportunité d’une expertise diversifiée visant un nouvel objectif thérapeutique commun.

 

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