mardi, juin 25, 2024
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Étiquetage des denrées alimentaires : Le Parlement européen renforce l’information au consommateur

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Étiquetage des denrées alimentaires : Le Parlement européen renforce l’information au consommateur

En 48 heures, la commission  de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité sanitaire du Parlement européen a débattu de deux rapports : l’un sur les jus de fruits et l’autre sur l’ étiquetage des denrées alimentaires. La décision phare est la refonte de l’étiquetage de toutes les denrées.

 

Plusieurs informations obligatoires sont basiques, comme la liste des ingrédients ou encore les conditions spécifiques d’utilisation.
De même, les informations nutritionnelles principales seraient présentes sur l’ensemble des produits : valeur énergétique, quantité de lipides, d’acides gras saturés et transartificiels, de glucides et de protéines, et… de sel ! Ce tableau serait présenté par portion et par équivalent à 100 g ou 100 ml, en regard des apports journaliers recommandés.
Quant à la date de péremption, elle reste bien entendu en vigueur, même si les débats outre-Manche sur les conséquences en matière de gaspillage sont pointées du doigt et que le gouvernement réfléchit à supprimer cette indication en dehors des denrées à risque comme les œufs et les produits laitiers. Une date de « première congélation » pourrait même être indiquée pour les viandes, volailles et poissons congelés non transformés.
Concernant l’origine du produit, le conseil des ministres européen a étendu l’obligation d’information à la viande caprine, ovine et porcine, ainsi qu’à la volaille. Le Parlement pourrait étendre encore davantage ces mesures à toutes les viandes et aux volailles, aux produits laitiers, voire aux denrées qui ne comportent qu’un seul ingrédient. De plus, le pays d’origine devra être mentionné dès lors que des aliments transformés contiendront de la viande, de la volaille ou du poisson.
Pour les viandes, l’accès à l’information pour le consommateur sera même étendu au lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. En outre, il convient de souligner, toujours dans un souci de transparence vis-à-vis du consommateur, que la viande issue d’animaux abattus sans étourdissement préalable devra le spécifier clairement. Dans le paysage français actuel, cela devrait révéler une pratique de plus en plus répandue et qui dépasse le cadre religieux pour des raisons d’ordre économique.

Enfin, comme pour toute réglementation, des exceptions et des dérogations sont d’ores et déjà prévues, pour les denrées non préemballées pour la consommation immédiate et celles issues de l’artisanat. Et pour s’assurer d’une bonne lisibilité de ces nouvelles étiquettes, plusieurs critères seront retenus. La liste sera longue, tout comme la durée prévue pour la mise en conformité dans l’Union européenne : trois ans et deux années supplémentaires pour les informations nutritionnelles.
Il ne reste désormais qu’à faire admettre ce texte en l’état au Conseil de l’Europe, pour un vote prévu en juillet prochain à Strasbourg.

L’autre texte débattu cette semaine, celui sur le jus de fruit, a pour objectif de clarifier pour le consommateur la différence entre jus et nectar de fruit (taux de sucre et présence d’édulcorant le cas échéant).

En France, d’autres discussions ont lieu actuellement sur la refonte de l’étiquetage des produits exempts ou contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) : produits transformés ou non, seuil de 0,1 % d’ADN, etc. Un décret est en cours de rédaction.

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