lundi, mai 27, 2024
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L’ehrlichiose canine déferle sur l’Australie

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L’ehrlichiose canine déferle sur l’Australie

Avant 2020, l’ehrlichiose, une maladie infectieuse transmise par les tiques porteuses d’une rickettsie, n’existait pas en Australie. Aujourd’hui, elle menace de contaminer des milliers de chiens, en se disséminant comme une traînée de poudre sur le territoire australien.

 

Plus de mille chiens sont déjà morts depuis que l’ehrlichiose a fait son apparition en mai dernier dans la région de Kimberley, dans l’État de Washington, puis en juin dans le Territoire du Nord de l’Australie. Endémique des régions tropicales et subtropicales du monde entier, c’est la première fois que cette maladie sévit en Australie. Et déjà, elle se propage rapidement au sein de nombreuses communautés autochtones éloignées. La plupart des régions sont maintenant touchées, y compris Darwin et sa zone rurale, Palmerston, Katherine, etc.

La bactérie en cause (le plus souvent Ehrlichia canis) est transmise au chien par la morsure d’une tique (Rhipicephalus sanguineus) et provoque de la fièvre, une léthargie, une hypertrophie des ganglions lymphatiques, des hémorragies sous-cutanées, une perte de poids et peut entraîner la mort. Le taux de mortalité est assez élevé, en particulier chez les chiens jeunes ou âgés et immunodéprimés.

Bonny Cumming, vétérinaire au sein de l’Animal Management in Rural and Remote Indigenous Communities (Amrric), est inquiet. D’après lui, d’ici à la fin de la saison des pluies 2020-2021, la bactérie pourrait faire des milliers de victimes dans la population canine du pays. Un traitement antibiotique permet dans la plupart des cas de lutter contre l’infection, mais environ 10 % des chiens y succombent malgré tout. Les vétérinaires demandent aux propriétaires de chiens infectés de veiller à traiter leur animal, à utiliser des antiparasitaires efficaces contre les tiques et à restreindre leurs déplacements pour réduire le risque de propagation de la maladie.

Mais la circulation de nombreux chiens errants et la difficulté de traiter la maladie dans les communautés aborigènes mettent à mal les efforts de contrôle. D’autant plus que pendant la saison des pluies, une seule tique femelle peut pondre jusqu’à trois mille œufs. Dans certaines régions, il est possible de littéralement voir ces acariens ramper sur les murs par milliers, en particulier pendant la saison humide.

Des efforts coordonnés sur tout le territoire seront essentiels pour contrôler les populations de tiques et espérer protéger les chiens exposés à leurs piqûres. Les vétérinaires de l’Amrric préconisent notamment d’équiper les magasins dans les régions à risque de produits de santé animale appropriés, comme des antiparasitaires externes à l’action préventive contre les tiques, et d’instruire les populations locales sur les signes à surveiller chez le chien. En espérant que cela suffise pour passer entre les gouttes.

 

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