vendredi, avril 12, 2024
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Dysplasie canine de la hanche : identification de gènes impliqués

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Dysplasie canine de la hanche : identification de gènes impliqués

Alors que la cause génétique de la dysplasie de la hanche chez le chien a été établi depuis longtemps, les gènes impliqués restent encore élusifs. Une nouvelle étude vient apporter des précisions qui pourraient être utiles pour mieux caractériser et prévenir cette maladie débilitante chez le chien.

 

La dysplasie de la hanche et l’arthrose continuent d’être des problèmes récurrents de la médecine vétérinaire et humaine. La dysplasie canine de la hanche (DCH) est particulièrement problématique. Elle affecte massivement plusieurs races de grandes tailles et peut entraîner une altération sévère de la qualité de vie.

Cette maladie complexe, héréditaire et multifactorielle laisse perplexes de nombreux propriétaires de chiens mais également éleveurs, vétérinaires et chercheurs depuis de nombreuses décennies. Alors que la cause génétique est établie depuis longtemps, l’incrimination précise de gènes qui pourraient identifier factuellement la maladie manque à l’appel.

Pour y voir plus clair, un système normalisé de classement, basé sur des observations physiologiques, a été développé dans les pays membres de la Fédération Cynologique Internationale (FCI).

Le score FCI permet de classer les DCH de normal à sévère (A à E) en fonction de différentes caractéristiques de la hanche : congruence de l’articulation, angle de Norberg (NoA), degré de subluxation de l’articulation, forme et profondeur de l’acétabulum, et s’il existe des signes visibles d’arthrose (OA) dans l’articulation ou non.

Mais ces différents sous-traits peuvent éventuellement entraîner une arthrose douloureuse quoi qu’il arrive. Difficile donc de différencier les deux pathologies. Le développement de l’arthrose en soi est déjà un processus complexe, qui implique des altérations dans de nombreux tissus différents, y compris les os, le cartilage, la membrane synoviale et les ligaments.

Il n’est pas surprenant donc que les découvertes génétiques liées à la DCH soient restées rares. Pour y remédier et éclairer l’étiologie génétique derrière les différents sous-traits qui définissent la dysplasie, des chercheurs ont mené une étude d’association pangénomique réussie (GWAS) sur 750 bergers allemands bien phénotypés.

Ils ont ainsi identifié trois loci impliqués à l’échelle du génome. Un locus sur le chromosome 1 est associé à l’arthrose et au score FCI de la hanche, et des loci sur les chromosomes 9 et 28 sont associés à la position centrale de la tête fémorale par rapport au bord dorsal acétabulaire (FHCDAE), qui mesure l’incongruité de l’articulation de la hanche. En plus des trois loci ayant une signification à l’échelle du génome, deux loci suggestifs sur les chromosomes 9 et 25 ont été découverts pour les comparaisons de score de hanche OA, NoA et FCI.

Pour obtenir ces associations génétiques significatives, des échantillons de grande taille ont été nécessaires pour juger de la complexité et la polygénicité des sous-caractères. Il est possible que des cohortes plus importantes encore révèlent des loci supplémentaires avec des effets plus faibles.

L’identification de ces voies est une étape importante dans la compréhension de la physiopathologie de la CHD. Elle met en évidence la complexité claire des phénotypes de dysplasie canine de la hanche. En particulier, elle indique l’implication potentielle de locus et de gènes ou de voies spécifiques et partiellement distincts dans le développement de l’incongruité, de la dysplasie légère, de la dysplasie modérée à sévère et de l’arthrose des articulations de la hanche canine.

D’autres études devraient permettre de démêler les mécanismes uniques et communs des différents sous-traits à la dysplasie de la hanche chez le chien.

 

 

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