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Animaux à fourrure : les Pays-Bas dénoncent auprès de Bruxelles leurs conditions d’abattage

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Animaux à fourrure : les Pays-Bas dénoncent auprès de Bruxelles leurs conditions d’abattage

 

La délégation néerlandaise a transmis une note destinée à la préparation du prochain Conseil européen (agriculture et pêche) du 16 mars 2015. Elle y dénonce des cas « d’extrême cruauté envers les animaux » pour la production de laine issue de lapins angora, de peaux de ratons laveurs et de fourrures.

 

Robb_morguefile.comLe sujet est largement médiatisé et scandalise les Pays-Bas. Il faut dire que les images diffusées sont édifiantes. On y voit des lapins dépouillés de leur peau encore vivants, des ratons laveurs tués de manière barbare et écorchés vifs. L’organisation de défense des animaux à l’origine de ces vidéos (People for the Ethical Treatment of Animals, PeTA) a précisé qu’elles ont été tournées en Chine. Ce n’est pas la première fois que ce pays est épinglé pour ce genre de pratiques. Un rapport sur l’industrie de la fourrure chinoise avait été rédigé en 2007 (Care of international sauvage 2007).

 

Ainsi, les Pays-Bas souhaitent que le Conseil, les États membres de l’Union européenne et la Commission prennent des mesures face à cette barbarie avérée. Concrètement, ils demandent l’interdiction pure et simple des produits impliquant la maltraitance d’animaux sur l’ensemble du marché communautaire. «  Les pratiques décrites sont contraires aux “principes directeurs généraux et sur le bien-être des animaux” de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), aux recommandations du Conseil de l’Europe, aux dispositions de la directive (CE) n°98/58 du Conseil concernant la protection des animaux à des fins agricoles, et à la moralité publique dans l’Union. »

 

VLUU L210  / Samsung L210La délégation néerlandaise considère que l’industrie du textile et de l’habillement doit être responsabilisée et aider à résoudre cet état de fait. Elle propose d’exiger de ces professionnels la garantie que la laine angora, les peaux et les fourrures ont été prélevées sur les animaux sacrifiés dans des conditions éthiques et de bientraitance. Le secteur textile néerlandais a déjà répondu favorablement à son gouvernement.

Il est en outre proposé de mettre en place un système de traçabilité et d’assurance qualité, voire une certification indépendante relative aux produits d’origine animale. La filière néerlandaise sollicite le soutien des pays de l’Union pour faire évoluer les normes du marché international.

 

Ainsi, le 16 mars prochain, les Pays-Bas demanderont aux États membres et à la Commission de s’engager pour inciter le secteur du textile et de l’habillement de l’Union à développer et mettre en œuvre de tels systèmes. Compte tenu de la nature internationale de ce secteur, un large engagement est nécessaire. Les Pays-Bas souhaitent également faire appel à Bruxelles pour « entamer des consultations avec les pays non membres de l’Union, y compris la Chine (le plus grand producteur de fourrure du monde), pour discuter des moyens de combattre les sévices observés ».

 

La délégation conclut en rappelant que la « Commission européenne peut s’engager dans un dialogue avec ces pays, conclure des accords sur la réglementation, la supervision et l’exécution de mesures de bien-être animal, par exemple à l’occasion d’une réunion de haut niveau ou d’un sommet, lors de l’examen des accords commerciaux ou des protocoles d’entente, etc. ».

 

 

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