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Recherche animale : Peta dénonce le financement, par l’AFM-Téléthon, d’expériences sur les chiens à Alfort

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Recherche animale : Peta dénonce le financement, par l’AFM-Téléthon, d’expériences sur les chiens à Alfort

Vidéo* à l’appui, Peta France dénonce le recours à des modèles animaux pour l’étude des myopathies menée au laboratoire de neurobiologie de l’école vétérinaire d’Alfort. L’association People for the Ethical Treatment of Animals, opposée à l’utilisation de l’animal sous toutes ses formes, demande à l’ENVA « de passer à des méthodes de recherche éthiques », c’est-à-dire sans animaux, et appelle l’AFM-Téléthon « à cesser de financer ces expériences cruelles et à ne soutenir que des projets de recherche modernes ».

 

peta-afmL’association Peta a diffusé, le 1er décembre, des images tournées en caméra cachée il y a trois ans qui présentent des golden retrievers en cage visiblement affaiblis, qui ont du mal à marcher, à déglutir ou à respirer. Le laboratoire de neurobiologie implanté sur le site d’Alfort utilise ces chiens dans le cadre de ses recherches sur les maladies neuromusculaires héréditaires, notamment les dystrophies musculaires, avec le soutien de l’Association française contre les myopathies (AFM-Téléthon). Peta estime que ces expériences, douloureuses et cruelles pour l’animal et inefficaces pour l’homme, devraient plutôt être réalisées sur des cellules souches de patients atteints de la myopathie de Duchenne, pour développer des thérapies ciblées.

L’AFM reconnaît que la recherche qu’elle finance est parfois amenée à utiliser des animaux vivants, en l’absence de toute autre méthodologie efficace, tout en soulignant respecter strictement la loi en vigueur. Le recours aux animaux à des fins expérimentales, encadré par la directive européenne 2010/63/UE, n’est possible que lorsque les bénéfices potentiels en médecine humaine ou vétérinaire ou dans le domaine scientifique l’exigent, et en l’absence de méthode alternative (concept de remplacement, réduction, raffinement ou 3R). Ce cadre réglementaire, complété à l’échelon national par le décret du 1er février 2013**, assure la protection des animaux utilisés dans la recherche, notamment en interdisant le recours à l’expérimentation animale si d’autres modèles existent, et en imposant l’examen préalable des études par un comité d’éthique.

Quant au laboratoire de neurobiologie d’Alfort, il est spécialisé dans l’étude des maladies neuromusculaires canines et félines, qui sont fréquemment « des réplications quasi parfaites des affections humaines ». Sur son site, il assure mener une recherche responsable, où les chiens et les chats myopathes représentent des modèles pertinents pour mieux comprendre les mécanismes biologiques et la maladie chez l’homme, et pour élaborer des stratégies thérapeutiques. En outre, le laboratoire a notamment participé à l’élaboration de tests génétiques visant à dépister la myopathie centronucléaire chez le labrador retriever. Cette découverte a permis de développer et de valider un test génétique de dépistage des individus porteurs de cette atrophie musculaire précoce.

Dans la lutte contre les maladies génétiques rares et invalidantes, les chercheurs utilisent les modèles biologiques les plus efficaces que sont les cellules souches de patients, mais aussi les animaux qui apportent des informations scientifiques et thérapeutiques jusqu’à présent incontournables.

 

* https://www.youtube.com/watch?v=Wr7OFqh6zsU

** https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2013/2/1/AGRG1231951D/jo/texte

A lire : Réaction du Gircor

 

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