lundi, mai 11, 2026
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Formation vétérinaire : le comité européen publie les compétences minimales requises

L’European Coordinating Committee on Veterinary Training (ECCVT) a rendu sa copie sur l’enseignement vétérinaire. Il détaille dans ce document, rendu public par la FVE le 24 avril, le bagage de connaissances, de compétences et de comportements à mettre en œuvre dès le premier jour d’activité d’un vétérinaire diplômé en Europe.

Viande de cheval : une nouvelle fraude mise au jour en Europe

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Un réseau criminel organisé, qui écoulait de la viande de cheval impropre à la consommation dans l’Union, vient d’être démantelé. L’action conjointe des pays concernés, aidés par Eurojust, l’unité de coordination judiciaire européenne, a permis de mettre un terme à ce trafic.

25 avril 2015 : la journée vétérinaire mondiale sous le signe des zoonoses

Aujourd’hui, c’est la journée de tous les vétérinaires à travers le monde, autour du thème annuel des maladies vectorielles à potentiel zoonotique”, émergentes et réémergentes.

Grippe canine aux États-Unis : le virus asiatique H3N2 est bien en cause

 

Les chercheurs des universités de Cornell et du Wisconsin sont formels : l’épizootie actuelle d’influenza A, qui a déjà touché plus d’un millier de chiens dans la région de Chicago, est due à une nouvelle souche jamais observée aux États-Unis, le sous-type H3N2 d’origine asiatique.

Néonicotinoïdes : les effets nuisibles de ces pesticides vont bien au-delà des abeilles

 

Treize experts indépendants de l’European Academies’ Science Advisory Council (Easac) ont examiné plus d’une centaine d’études récentes relatives à l’impact des néonicotinoïdes sur les écosystèmes. Selon leur rapport*, remis à Bruxelles le 13 avril 2015, l’usage prophylactique de ces insecticides neurotoxiques a des « effets nocifs graves » sur les organismes non ciblés, comme les pollinisateurs, les prédateurs naturels des ravageurs et les habitants du sol.

DGCCRF : la répression des fraudes publie ses résultats 2014

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L’an dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé 589 000 vérifications, contrôlé 126 000 établissements et 10 300 sites internet, effectué 417 000 analyses, constaté 111 200 manquements qui ont donné lieu à 109 526 suites contentieuses.

Une vétérinaire poursuivie pour prescription hors examen clinique des animaux à Mâcon

 

Une praticienne domiciliée à Mâcon (Saône-et-Loire) est accusée d’avoir, pendant trois ans, prescrit des médicaments à des animaux hors de sa clientèle et dont elle n’assurait pas non plus le suivi sanitaire. L’Ordre et le SNVEL se sont portés partie civile.

Outre-Manche, les empoisonnements accidentels touchent des milliers de chiens

 

Selon les derniers chiffres du Veterinary Poisons Information Service (VPIS), 56 491 chiens ont ingéré des substances toxiques au Royaume-Uni entre 2010 et 2014, et 470 en sont morts. Pour sensibiliser les propriétaires d’animaux de compagnie aux risques d’intoxication, le Kennel Club britannique a publié un guide de recommandations*.

Kétamine : la Wsava et l’Avma rejoignent la WVA et la FVE pour s’opposer à son classement comme stupéfiant

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Après la World Veterinary Association (WVA) et la Federation of Veterinarians of Europe (FVE), c’est au tour de la World Small Animal Veterinary Association (Wsava) et de l’American Veterinary Medical Association (Avma) de prendre position contre le classement de la kétamine injectable parmi les stupéfiants. Leurs voix s’élèvent pour conserver l’accès à cet anesthésique, tant en médecine vétérinaire qu’humaine.

L’Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France bientôt opérationnel

 

Un décret* précise les contours du nouvel Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France (IAVFF), placé sous la tutelle des ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur. Claude Bernhard, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, en est l’administrateur provisoire** depuis le 1er avril 2015 et pendant six mois.

Mauvais traitements à animaux : la Cour de cassation confirme le côté intentionnel s’ils sont le fait d’un professionnel

 

Le 10 mars 2015, la Cour de cassation s’est penchée sur l’aspect intentionnel d’une infraction relevant de l’article L.215 du Code rural relatif aux mauvais traitements infligés à des animaux par un professionnel.

Virus de la diarrhée virale bovine (BVDV) : première détection du génotype 2 en Espagne

Le bovine viral diarrhoea virus (BVDV), un pestivirus de la famille des Flaviviridae, circule dans le monde entier. Une étude* vient de détecter la présence du virus de type 2, beaucoup plus rare, en Espagne. Une découverte qui aura des conséquences sur l’épidémiologie, le diagnostic et le contrôle de l’infection dans le cheptel bovin espagnol… et au-delà.

 

Les deux génotypes du virus (BVDV-1 et BVDV-2) sont différenciés par la sérologie et la biologie moléculaire. En outre, de nombreux sous-types sont décrits (BVDV-1a à 1p et BVDV-2a à 2d). Le BVDV-2 est associé à une forme clinique sévère de la maladie chez les bovins adultes et à un syndrome hémorragique chez les veaux. Ce génotype, plus répandu en Amérique du Nord, est toutefois présent dans certains pays européens et asiatiques. Ces deux dernières années, une forme sévère de la BVD, associée au génotype 2, a généré une mortalité élevée d’abord en Allemagne, puis aux Pays-Bas.

Selon plusieurs études antérieures, le sous-type qui circule principalement dans la population bovine espagnole est le BVDV-1b. Aucune preuve de la présence du BVDV-2 n’avait été retrouvée jusqu’à maintenant.

 

Une détection concordante du BVDV par Elisa et rt-PCR

Un total de 47 échantillons sanguins ont été prélevés chez les bovins testés positifs par Elisa, issus de 18 troupeaux situés dans la moitié nord de l’Espagne (35 élevages laitiers, 12 élevages à viande). Certaines données cliniques et épidémiologiques ont en outre été rapportées par les vétérinaires : troubles de la reproduction (8 troupeaux), maladie des muqueuses (3), mortalité des veaux (2), aucun cas de maladie (4) ou non communiqué (1).

vaches-espagnolesLes 47 échantillons de sang ont été génotypés par reverse transcriptionPCR (rt-PCR). Le BVDV-1 a été identifié le plus fréquemment (46 des 47 isolats), par rapport au BVDV-2 (2 sur 47). Les deux animaux infectés par le BVDV-2 provenaient de la région des Asturies, une zone à forte densité d’élevages laitiers. Apparemment, tous deux étaient cliniquement sains au moment de l’échantillonnage. Dans un seul prélèvement sanguin, les deux génotypes du pestivirus, BVDV-1 et BVDV-2, ont été détectés. La surinfection d’un animal infecté permanent immunotolérant (IPI) avec un génotype différent pourrait expliquer cette infection mixte.

Selon les auteurs, il s’agit de la première détection du BVDV-2 en Espagne. Ce virus de type 2 a été signalé pour la première aux États-Unis en 1994, puis dans quelques pays européens, mais à un taux nettement inférieur au type 1, sauf en 1997 en Allemagne où une prévalence supérieure à 10 % a été rapportée. Récemment, en 2014, la Pologne a enregistré le premier isolement du BVDV-2 dans son cheptel.

En raison du faible nombre d’isolats analysés dans l’étude, il n’est pas possible de déterminer avec exactitude la prévalence du BVDV-2 en Espagne. Des travaux complémentaires sont nécessaires pour établir la propagation de ce pestivirus dans les troupeaux bovins espagnols et les conséquences cliniques induites. Ainsi, la connaissance de la diversité du BVDV est la première étape vers la compréhension de l’épidémiologie de l’infection et de la conception de tests de diagnostic et de vaccins efficaces.

 

Une propagation favorisée par le commerce mondial

Les mouvements d’animaux, le commerce d’embryons et de sperme constituent l’un des principaux facteurs de risque d’infection d’un cheptel par la BVD. Le virus provoque des pertes économiques importantes, principalement en raison de son impact sur la santé et la reproduction des bovins. Des programmes de contrôle fondés exclusivement sur l’abattage des animaux IPI ont été lancés dans les pays nordiques, en 2006. Dans d’autres pays européens, la vaccination est utilisée pour contrôler l’infection.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de programme de contrôle de la BVD en Espagne, et les vaccins disponibles dans le pays ne contiennent que la valence BVDV-1. Or la structure antigénique des deux génotypes diffère, et il en est de même au niveau des sous-types. Si plusieurs études montrent un certain degré d’immunité croisée, une meilleure protection du fœtus est assurée si une souche du même génotype est utilisée. Dans une étude récente (Polak et coll. 2014), un vaccin dirigé contre le BVDV-1 ne protège pas contre une infection par le BVDV-2. Ainsi, le développement de vaccins efficaces contre les virus de tous les groupes antigéniques apparaît comme une priorité pour mettre en œuvre des programmes de contrôle de la BVD fondés sur la vaccination des bovins naïfs.

 

* Gorka Aduriz et coll. : First detection of bovine viral diarrhoea virus type 2 in cattle in Spain, Vet. Rec. 2015.