mardi, février 10, 2026
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Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024

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Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) présente, dans son rapport publié le 10 février, les résultats de la surveillance 2024 des résidus de substances pharmacologiquement actives dans les denrées d’origine animale. Si les non-conformités restent rares, le sujet demeure au cœur des inquiétudes du public.

 

0,13 % d’échantillons non conformes

Les États membres de l’Union européenne (UE), ainsi que l’Islande et la Norvège, ont transmis en 2024 un total de 493 664 échantillons prélevés sur des animaux vivants ou issus de produits animaux. Parmi eux, 629 se sont révélés non conformes aux limites officielles, soit 0,13 %. L’Efsa souligne que ce niveau est comparable à celui de 2023 (0,11 %). Le périmètre d’analyse est large : viande (élevage et gibier), produits laitiers, œufs, miel. Les familles de substances recherchées incluent notamment les hormones (dont les stéroïdes), les bêta-agonistes, les antibactériens, les antiparasitaires et les répulsifs, ainsi que les substances interdites.

 

Une surveillance structurée en trois plans de contrôle

L’Efsa détaille les trois piliers du contrôle : un plan national à risque pour la production, une surveillance aléatoire, et un plan à risque ciblant les importations. En 2024, les taux de non-conformités associés sont respectivement de 0,16 %, 0,22 % et 0,2 %. En pratique, l’UE encadre les résidus via des limites maximales, fixées substance par substance et matrice par matrice, et assorties d’obligations de contrôle pour les pays de l’Union comme pour les pays tiers exportateurs. Mais c’est aux États de mettre en place des plans de contrôle des résidus des substances pharmacologiquement actives et d’investiguer l’origine des dépassements de seuils, tandis que les pays non européens exportant vers l’UE doivent garantir un niveau équivalent de sécurité.

Pour le grand public, le concept souvent retenu est celui de la limite maximale de résidus (LMR) : un seuil réglementaire censé maintenir l’exposition à un niveau acceptable. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) précise que les LMR s’appuient sur l’évaluation toxicologique et l’exposition possible du consommateur, et que leur fixation relève de décisions de la Commission européenne sur la base d’avis scientifiques, notamment de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

 

Pourquoi l’inquiétude reste élevée malgré des chiffres bas

Même avec un taux de non-conformités de 0,13 %, la question des résidus continue de peser dans la perception du risque alimentaire. L’Efsa cite l’Eurobaromètre 2025 : les résidus d’antibiotiques, de stéroïdes ou d’hormones dans la viande figurent parmi les préoccupations majeures pour 36 % des citoyens de l’Union, en baisse tout de même de trois points par rapport à 2022. Ces préoccupations ne portent pas uniquement sur les dépassements : elles incluent aussi la crainte d’une exposition chronique, la défiance envers les pratiques d’élevage et les débats sur l’antibiorésistance. D’où l’intérêt, pour les autorités, de publier des données détaillées et comparables d’une année sur l’autre.

 

Pour aller au-delà du chiffre global, l’Efsa renvoie vers un tableau de bord interactif permettant d’explorer les résultats plus finement. Elle annonce aussi la mise à disposition prochaine complète des données via la Knowledge Junction Community, afin d’améliorer la transparence et la réutilisation de l’information collectée.

 

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