Plus de la moitié des adultes de 50 ans et plus aux États-Unis possèdent un animal de compagnie, et la plupart affirment que ces animaux sont la source de nombreux bienfaits au quotidien, contribuant à leur bien-être physique, mental et social. Toutefois, les frais associés deviennent un obstacle croissant. C’est ce que révèle un sondage national mené par l’université du Michigan et publié le 23 février.
La proportion de personnes de 50 ans et plus possédant au moins un animal est globalement stable : 57 % en 2025, versus 55 % en 2018. Parmi elles, la plupart ont un chien (70 %), suivi d’un chat (50 %). Parmi ces propriétaires d’animaux de compagnie, 31 % affirment en posséder plusieurs (par exemple, un chien et un chat).
Pour les propriétaires, les bénéfices perçus restent élevés : 83 % déclarent que leur animal donne un sens ou un but à leur vie (au lieu de 73 % en 2018), 70 % qu’il les aide à se sentir connectés aux autres et 64 % à se sentir aimés, 63 % qu’il réduit leur stress, et 44 % qu’il les aide à rester physiquement actifs.
Mais la part des propriétaires qui estiment que leur animal pèse sur leur budget est passée de 18 % en 2018 à 31 % en 2025. Chez les personnes sans animal, celles qui citent le coût financier comme raison de ne pas en avoir a aussi fortement augmenté, passant de 21 % à 33 %.
Le sondage montre également que certains bénéfices sont aujourd’hui moins souvent cités qu’en 2018. La part des propriétaires déclarant que leur animal les aide à faire face à des symptômes physiques ou émotionnels chute de 60 à 35 %, celle liée à l’activité physique recule de 64 à 44 %, et celle sur la réduction du stress de 79 à 63 %.
Par ailleurs, pour de nombreuses personnes âgées, les animaux de compagnie sont des membres à part entière de la famille. S’occuper d’un animal peut parfois constituer un obstacle à l’accès aux soins médicaux ou au respect des parcours de soins préconisés. Par exemple, un patient peut hésiter à se faire opérer s’il n’y a personne pour s’occuper de son animal pendant sa convalescence, ou s’inquiéter pour le bien-être de ce dernier lors de son hospitalisation. Il est donc important que les professionnels de santé demandent aux personnes âgées si elles ont des animaux de compagnie à domicile.
Si les animaux de compagnie demeurent un soutien important pour les plus de 50 ans, notamment en favorisant les liens sociaux et en leur donnant un sentiment d’utilité, les dépenses associées (frais liés à l’alimentation, aux soins, aux visites chez le vétérinaire, etc.) risquent de priver de nombreuses personnes âgées des bienfaits de la présence d’un animal de compagnie. Lever ces obstacles peut constituer un moyen efficace de favoriser un vieillissement en bonne santé.

